Les échanges des données entre applications distantes s'appuient de plus en
plus sur des formats XML. Les utilisateurs de plates-formes l'AS400, iSeries, System i ou Power i sont eux aussi
confrontés à la nécessité de gérer des échanges de messages XML avec d'autres
plates-formes et de développer des services Web en XML. Développer des
applications XML en RPG semble la voie la plus naturelle, mais en pratique, elle
est complexe. C'est pour répondre à ces besoins que PHL Soft a développé PHL XML, dont la version la plus récente est la version 5. Ce produit très souple
dispose de plusieurs modes, adaptés aux besoins les plus variés.
PHL XML
PHL XML est un outil qui génère automatiquement des programmes d'analyse
de flux XML. Ces programmes peuvent s'exécuter dans différents modes : mode
EDI, mode services Web et mode SOAP. En mode EDI, le programme tourne en
batch. Un tel programme peut transformer des fichiers XML en fichiers DB2/400
et vice-versa. L'originalité de PHL XML est que le programme généré intègre en
un seul module les fonctions classiques d'un analyseur XML avec l'ensemble des
traitements nécessaires. C'est une nette simplification par rapport à la logique
traditionnelle EDI qui procède par étapes séparées : récupération et transformation
des données puis procédures de traitement.
Les deux autres modes sont interactifs. En mode services Web, PHL XML
génère soit un programme serveur, soit un programme client, soit les deux. Le
programme serveur reçoit et traite des requêtes tandis que le programme client
envoie des requêtes et traite les réponses du serveur. Le mode SOAP est une
variante du mode services Web qui s'appuie sur le protocole SOAP. Dans les
deux cas, un flux XML transmet les requêtes et les réponses par l'intermédiaire
d'une URL.
Le développement des programmes se fait grâce à l'éditeur SDW (commun à
tous les produits de PHL Soft) qui permet de visualiser les fichiers XML de plusieurs
manières : graphique et textuelle. Son interface graphique et son macro-langage
lui permettent de définir facilement les règles que doivent appliquer les programmes.
Un outil qui répond bien aux besoins
L'utilisation de XML s'inscrit dans une évolution des échanges de données
informatisées ou EDI. Pour communiquer avec leurs partenaires commerciaux,
les entreprises doivent envoyer et traiter des messages écrits en XML. Certaines
entreprises, confrontées à des besoins urgents, ont développé en RPG des
applications dans ce but, mais c'est une expérience qui laisse des traces, comme
l'explique Pierre Brevet, chef du service informatique du Grand Port Maritime de
Rouen : « la gestion des messages XML en RPG est délicate. Si la création de
messages ne pose pas de problème, la lecture d'un message XML est compliquée. Le programme XML devient vite une usine à gaz. » C'est pourquoi, déjà utilisatrice
de PHL Web, l'équipe informatique a adopté PHL XML et s'en félicite : « PHL XML
a considérablement simplifié cette gestion. Le produit est bien fait, tout le monde
peut l'utiliser sans connaissance particulière. » Le contraste est frappant avec le
programme initial directement écrit en RPG dont la maintenance est complexe et
ne peut être assurée que par deux membres de l'équipe.
Francis Tardieu, responsable système d'Unofi (Union notariale financière), a
choisi le produit pour aller plus vite et ne pas avoir à tout développer en RPG.
« Cela aurait été possible : il y a tout ce qu'il faut sur l'IBM i », indique-t-il,
« mais cela aurait été un investissement disproportionné pour développer uniquement
deux applications. »
L'automate de PHL XML
L'un des éléments du mode EDI de PHL XML est un automate ou
robot qui permet la réception et l'envoi automatique de fichiers via le
protocole FTP. Des utilisateurs comme Rythmes & Sons, GFP ou
Triballat l'utilisent. Mais la conception modulaire de PHL XML
autorise l'utilisation de robots différents, éventuellement développés
en interne, comme c'est le cas au port de Rouen et chez Impex.
L'utilisation d'un automate n'est pas obligatoire : certains utilisateurs
gèrent directement les envois et réception par FTP.
Impex, fournisseur d'équipements pour automobilistes, cyclistes et motocyclistes,
voulait un outil simple, structuré, qui génère du XML. « Il nous a paru normal de
choisir l'outil de PHL qui fonctionne dans le même environnement que PHL Web
et partageant la même philosophie », déclare Nadine Grange, chef de projet
informatique : « le produit met XML à la portée des novices. » Rythmes & Sons, fabricant de flightcases,
distributeur d'instruments de percussion et de mobilier
d'orchestre, a suivi la même démarche, ainsi que l'explique Richard Droesch, du
service informatique : « nous n'y connaissions rien en XML, nous avions déjà PHL Web et nous en étions très contents. Nous avons choisi un deuxième outil PHL Soft en toute confiance. »
Autre cas de figure, le développement en régie : c'est la solution choisie par La
maison de Cognac Louis Royer. « Je découvrais le XML », avoue Joël Rousselot,
responsable informatique. « Le développement en interne aurait été trop long.
Nous avons opté pour une intervention de PHL Soft en régie et nous nous en
félicitons. »
Les services Web, invisibles mais omniprésents
Les services Web permettent à des applications distribuées de communiquer
et d'échanger des données sur le Web. IN Concept, éditeur du logiciel Formule
1, destinés aux distributeurs de pièces détachées et aux chaînes de réparateurs
automobiles, a développé toute une gamme de services Web selon plusieurs
protocoles (SOAP, solutions spécifiques ou propriétaires, formats variés), aussi
bien du côté client que du côté serveur. Les services Web envoient des requêtes
dans des bases de données variées et s'intègrent dans le logiciel, ce qui permet
aux utilisateurs de gérer toute leur activité à partir d'une seule plateforme.
Un garagiste qui fait une requête de disponibilité de pièce dans la base de données
d'un fournisseur obtient automatiquement en quelques secondes sa disponibilité
et son prix, ce qui permet de faire des commandes express. Autre exemple : pour
connaître les procédures précises d'une opération sur un véhicule donné, une
première requête dans une base de données de numéros d'immatriculation donne
les caractéristiques du véhicule et une deuxième requête à une base de données
technique donne le détail des opérations à effectuer.
« Grâce aux services Web développés avec PHL XML, les utilisateurs de
Formule 1 bénéficient d'un confort de travail largement amélioré », constate Jean-Michel
Perez, Directeur général d'IN Concept. « Par ailleurs, le travail sur papier
ou sous forme de requêtes Internet manuelles comportait le risque d'erreurs lors
de recopies. Avec les services Web intégrés, les données obtenues par une
requête sont automatiquement copiées dans les champs appropriés du progiciel. »
Deux utilisateurs de Formule 1 peuvent s'échanger des messages, l'un étant
le serveur et l'autre le client. Une nouvelle application permettra à des distributeurs
de pièces détachées de se dépanner. Si un distributeur n'a pas en stock pas une
pièce recherchée par un client, une requête XML est émise automatiquement vers
l'application d'un autre distributeur. Celle-ci
renvoie les informations de disponibilité
et de délais au client, qui décide alors de passer commande ou non. Ce type
d'application augmente le niveau de service, en particulier à l'intérieur d'un
groupement de distributeurs.
Le monde de l'assurance est très présent sur le
Web : les demandes de devis se font de plus en plus
en ligne, souvent par l'intermédiaire de comparateurs.
Toute demande de devis entraîne un double flux de
services Web : depuis le comparateur vers les
assureurs et depuis chaque assureur vers le
comparateur. Le courtier d'assurances JP Labalette,
dépositaire de la marque SOS Malus, a développé de
nombreux services Web pour pouvoir fournir des
informations actualisées en réponse aux diverses formes de requêtes. « Les services Web sont absolument vitaux pour notre métier.
Comme tous nos calculs de tarifs sont effectués par des applications fonctionnant
sur des serveurs l'AS400, iSeries, System i ou Power i, nous nous sommes appuyés sur PHL XML pour les
développer, ce qui nous a grandement facilité la tâche », explique Éric Labalette,
PDG du cabinet.
LBM, SSII de Guadeloupe qui fournit une gestion commerciale et comptable,
a utilisé PHL XML pour aider un concessionnaire automobile à récupérer dans
un outil propriétaire des informations techniques et commerciales provenant de
la gestion commerciale, sous forme d'un service Web SOAP en mode serveur.
GFP (Gestion Formation Prévoyance) est en train de développer un service
Web destiné à offrir un service externe aux assurés qui se connectent sur son
site. Le service Web servira de jeton d'autorisation pour le service externe : il
permettra au service externe de vérifier que l'internaute a le droit de se connecter
chez lui.
XML au service des processus industriels
Le monde industriel utilise les fichiers XML pour les échanges d'informations
sur les matières premières, les stocks ou les données techniques. Chez Triballat,
producteur de préparations à base de soja, un laboratoire spécialisé indépendant
effectue une analyse avant toute utilisation de matières premières. À la réception
des matières premières, un fichier XML est envoyé au laboratoire. Le logiciel du
laboratoire renvoie les informations de conformité ou de nonconformité
par un
message XML vers l'AS400, iSeries, System i ou Power i de Triballat. Ce sont des petits fichiers d'un kilo-octet.
Les fichiers XML sont également utilisés en interne dans la société. L'l'AS400, iSeries, System i ou Power i envoie
des ordres de fabrication au logiciel de pilotage de l'atelier de fabrication qui
retourne en fin de fabrication un fichier XML qui contient le numéro de lot, le nom
de l'article et la quantité. L'ordre de fabrication fait de 10 à 50 ko et le message
de réception 1 ko.
Le commerce électronique, gros consommateur de flux
XML
Le commerce électronique ou ecommerce
a pris son essor avec l'expansion
du Web et des nouvelles technologies. Il s'appuie sur une transmission précise
et sûre des données entre les applications (le backoffice)
et les sites Web. Ces
données sont de plus en plus souvent décrites en XML. Pour répondre aux besoins
de RueDuCommerce qui vend ses produits sur le Web, Impex a mis en place des
flux XML pour transmettre la commande du client à Impex, puis transmettre à
Rue du Commerce les évolutions de la commande (date, numéro de Colissimo, facturation). Opérationnelle depuis la mifévrier
2011, l'application va s'enrichir
de nouvelles fonctions : gestion des articles, du stock, catalogue. « Il faut respecter
de nombreuses règles et gérer une grande variété de codes en fonction des
clients. L'expertise de PHL Soft nous a été très utile », note Nadine Grange.
Rythmes et Sons a mis en place un nouveau site Web qui permet de passer
des commandes en ligne. Le client crée un compte, saisit sa commande, et les
données sont récupérées dans la base de données de l'AS400, iSeries, System i ou Power i: l'ERP (gestion
commerciale) les traite et renvoie des informations sur le site. « Nous aurions pu
développer les échanges en FTP mais cela aurait été plus difficile à faire. De
toute façon, la logique du site favorise le XML », signale Richard Droesch. « PHL XML gère très bien les échanges. L'ERP génère des fichiers plats DB2, PHL XML
les transforme en ajoutant des balises selon les règles spécifiées. Dans l'autre
sens, les fichiers avec balises sont transformés en fichier DB2. »
La dématérialisation réglementaire s'appuie sur XML
La mise en place de nouvelles réglementations s'accompagne aujourd'hui de
spécifications sur les formats et les échanges de données. Sans surprise, XML
se retrouve, ici aussi, en première ligne.
Pour répondre aux exigences de l'application Delta (aujourd'hui Gamma) de
l'administration des douanes, la maison Louis Royer a dû s'organiser pour fournir
des fichiers en format XML. Plutôt que de tout réécrire, la société cherchait un
moyen de transformer les fichiers DB2 en fichiers XML. Elle s'est coordonnée
avec l'éditeur de son progiciel spécialisé, la société IWM, et a choisi d'utiliser PHL XML.« Le programme est gros car il traite de nombreux cas. En effet, les critères
sont très nombreux : pays, type de produit, type d'export, mais le fichier généré
reste de taille modeste », explique Joël Rousselot. « Le produit est utilisé au
quotidien. Nous faisons juste de temps en temps quelques petites modifications
en interne. »
Siebe Hartmans, dirigeant d'IWM (International Wine Management), a aussi
choisi PHL XML pour la gestion de tous les flux XML. Il décrit sa démarche : « la
mise en place se fait soit par des services Web, soit par la création de fichiers
XML envoyés parmail ou d'autres moyens. XML devient une norme d'échanges
pour ce type de fichiers. » L'éditeur a fait un gros travail pour prendre en compte
tous les paramètres : « la génération des documents comprend beaucoup d'options,
même pour l'envoi d'une simple caisse de vin. Sur le site, pour la génération des
documents il y a 30 onglets dont 10 principaux. IWM a été le premier à fournir
des messages XML corrects pour la dématérialisation des documents douaniers. »
Sans l'aide d'un outil, les transferts de fichiers XML demanderaient une énergie
et un temps considérables. « Sans PHL XML, j'aurais eu beaucoup de mal à gérer
les fichiers XML », reconnaît Joël Richard, qui peut ainsi consacrer l'essentiel de
son temps au développement des applications.
Par ailleurs, un aspect souvent négligé est le codage des caractères spéciaux
en XML. « On ne peut pas utiliser les caractères spéciaux tels quels en XML, il
faut les coder de manière spécifique », remarque Joël Richard : « heureusement,
PHL XML fait automatiquement ce codage.»
PHL XML, un outil pratique et simple à utiliser
Comme pour tous les produits PHL, l'installation de PHL XML s'accompagne
d'une formation des utilisateurs. Celle-ci
permet la prise en main initiale du produit.
« Ensuite, nous avons beaucoup utilisé le forum des utilisateurs PHL Soft et les
contacts directs avec d'autres clients », signale Michel Luce, de Triballat. Par
ailleurs, le support de PHL Soft est toujours possible. « L'équipe de PHL Soft est
très accessible », reconnaît Pierre Brevet.
PHL XML répond bien aux besoins des utilisateurs, ce qu'explique Richard
Droesch : « L'outil possède toutes les fonctions utiles, il est facile à mettre en
oeuvre et ne nécessite aucune couche supplémentaire. Il produit des fichiers
directement utilisables. »
PHL XML évolue régulièrement en fonction des besoins exprimés par les
utilisateurs. Pour Michel Luce, « simple, évolutif, pérenne, XML convient parfaitement
à nos futurs projets XML. » La maison Louis Royer a rencontré des problèmes
liés à la grande complexité de certains fichiers XML. Joël Rousselot salue la
réactivité de l'éditeur : « Nous avons dû regrouper des données. Mais PHL Soft
a rapidement modifié PHL XML pour lever les limites qui nous gênaient. ».
Enfin, les tarifs très raisonnables des produits PHL font l'unanimité. « Nous
utilisons PHL Web depuis 6 ans et PHL XML depuis 2010 pour un coût tout à fait
abordable », constate Richard Droesch.
L'éditeur se démarque ainsi de sociétés qui sont obligées de ressaisir toutes les
informations douanières à la main ou d'acquérir un outil externe, non intégré à
leurs applications.
L'application IWM intègre de manière transparente l'envoi de fichiers XML. Les
sites externes sont vus comme des options parmi d'autres. L'utilisateur n'a pas
besoin d'ouvrir plusieurs applications. Conçue initialement pour les douanes,
l'application permet aussi les échanges avec les organisations interprofessionnelles,
qui ont besoin de quelques informations complémentaires.
De son côté, Unofi a également dû développer deux applications de gestion
de fichiers XML pour des raisons réglementaires. Pour l'application d'assurance-vie
de ses clients, l'organisme envoie tous les mois un fichier XML de tous ses
clients à une base de données externe, qui retourne un fichier mis à jour avec la
mention des personnes décédées. Par ailleurs, dans le cadre de la lutte contre
le blanchiment d'argent, Unofi a mis en place une recherche des clients à risque :
l'organisme reçoit tous les mois d'une base de données externe un fichier global
de personnes à risque qu'il compare à ses clients.
L'arrivée de normes bancaires européennes SEPA a suscité le développement
de nouveaux outils où XML a toute sa place. Pour remplacer les fichiers à plats
ETEBAC 3 des règlements, le port de Rouen a développé avec PHL XML une
application avec fichiers XML répondant aux règles SEPA. De son côté, IWM a
un projet d'échange bancaire aux normes SEPA, qu'elle pense réaliser avec PHL XML.
GFP a développé un programme d'échanges de données avec les banques
qui fonctionne bien. De son côté, Rythmes et Sons envisage de faire évoluer la
récupération des règlements par carte bancaire sur son site Web. Actuellement,
le groupement interbancaires transmet des fichiers via des messages Lotus.
Demain Rythmes et Sons souhaite se connecter au serveur de ce groupement
pour récupérer automatiquement ces fichiers par des transferts FTP en SSL. La
société pense utiliser la nouvelle version SSL de l’automate de PHL XML.
Grâce à l'Unicode, PHL XML facilite les transferts de
données multilingues
Avec le développement du commerce international, le nombre de langues
utilisées augmente, et le codage en Unicode devient la norme : la possibilité de
coder un caractère sur deux octets donne accès à quasiment toutes les langues.
XML prend en compte l'Unicode. SID, distributeur de bijoux et d'accessoires,
travaille avec le monde entier et transfère des fichiers XML en 15 langues,
notamment le mandarin et le russe, mais aussi le polonais, le coréen, le grec...
« XML n'est pas dans notre culture », constate Joël Richard, de SID. « Générer ou interpréter à la main des fichiers XML est très complexe. Heureusement, nous
avons pu nous appuyer sur PHL XML pour la génération de squelettes des fichiers
XML à partir de fichiers DB2. Ensuite nous y insérons les données. » Codés en
Unicode, ces fichiers XML sont adaptés à plusieurs langues. Contenant la
description de nombreux articles, ils sont souvent très gros, la taille étant augmentée
par le codage en Unicode.