Tout en conservant les acquis d'une solution éprouvée, Sapeig a modernisé
l'interface utilisateur de son application Alizés grâce à PHL Web. Avec une
couverture fonctionnelle unique, elle se décline maintenant en deux modes, le
mode 5250 et le mode graphique. D'autres évolutions sont en cours pour faciliter
encore plus le confort des utilisateurs.
Sapeig est un éditeur de logiciels destinés au tourisme. À côté de son application
pour agences de voyages (500 clients) écrite en Visual Basic, l'application Alizés
destinée aux touropérateurs
(25 clients) est écrite en RPG et fonctionne sur
serveurs l'AS400, iSeries, System i ou Power i. Fondée en 1976, elle fait partie depuis 2008 du groupe Viaxsoft,
éditeur de logiciels en Java pour le secteur du tourisme.
Créé en 1976, Sapeig s'est rapidement spécialisé dans les applications
informatiques pour le tourisme. À l'origine, ses clients installaient le logiciel sur
un serveur AS/400 situé dans leurs locaux. Cette formule convenait aux touropérateurs
d'une certaine taille, mais rapidement, les contraintes administratives
et les coûts engagés sont devenus des obstacles sérieux. Dès le début des années
2000, l'éditeur a donc mis en place une offre hébergée. Cette solution a facilité
la commercialisation auprès de structures plus petites grâce à la mise en place
une solution mutualisée sur le serveur de l'éditeur. Le modèle 820 a été récemment
remplacé par un 520/EA4. Aujourd'hui, quasiment tous les clients de la solution
Alizés de Sapeig sont hébergés.
Des écrans graphiques pour mieux vendre le produit
Les clients historiques de Sapeig sont habitués aux écrans 5250 et n'ont aucune
envie d'en changer. Mais, à l'heure du Web et des postes de travail graphiques,
ces écrans en mode caractères de 80 colonnes ne sont plus vendeurs. Pour
convaincre de nouveaux tour-opérateurs
de s'équiper d'une solution adaptée, des
écrans graphiques étaient indispensables. En 2010, Sapeig a donc sélectionné
PHL Web, qui lui paraissait la meilleure solution du marché pour transformer ses
écrans 5250 en écrans graphiques, tout en conservant l'intégralité du code RPG
des applications. Le projet s'est déroulé en plusieurs phases.
Un projet de conversion en deux phases plus une
L'application se compose de 2 parties : la production et la réservation. La
première consiste à concevoir et à créer les produits de tourisme, la deuxième à
répondre à la demande des clients. Le projet de conversion, concernant les deux
parties, s'est structuré en plusieurs phases : deux phases initiales et une troisième
phase à plus long terme.
La première phase a consisté en une conversion
automatique des écrans. Il a fallu au préalable effectuer
un paramétrage du convertisseur de PHL Web. Puis
celui-ci
a été lancé sur l'ensemble des écrans de
l'application. Après coup, un balayage des impuretés a
été effectué sur quelques aspects : colonnes de sous-fichiers,
colonnes de fonctions. Ce premier niveau de
traitement a permis de fournir une interface Web aux
écrans 5250 sans réelle transformation graphique. Le
résultat n'était donc pas suffisant pour une
commercialisation.
Une deuxième étape a donc été nécessaire pour
améliorer et enrichir les écrans grâce aux possibilités
graphiques de PHL Web. C'est l'étape la plus longue du
projet et elle était toujours en cours au printemps 2011.
Elle a nécessité une planification rigoureuse. En effet,
l'application compte quelque 2000 écrans, et il était
impossible d'en traiter la totalité, au moins dans un
premier temps. « Nous nous sommes concentrés sur les
écrans les plus utilisés », explique David Meilhac, chef
de projet chez Sapeig. « Nous avons ajouté des
pictogrammes, des clics droits, des boutons radios, des
cases à cocher, des listes déroulantes, etc. » Grâce à la
richesse des fonctions de PHL Web et en particulier de PHL SDW, l'équipe de
développement a pu ajouter dans les applications des fonctions qui n'existaient
par en 5250, sans aucune modification du code RPG. « Par exemple, nous avions
des cases à cocher pour chaque jour de la semaine comme dans les écrans
d'origine. Nous avons pu ajouter une case représentant une semaine entière tout
en restant au niveau de l'écran. »
Il est également possible d'apporter des améliorations par des fonctions avancées
de PHL SDW. Par exemple, dans une saisie de séjour avec date de début et date
de fin, les utilisateurs voulaient remplacer la date de fin par une durée. L'équipe
a développé un petit module en Javascript qui accepte une durée à la place d'une
date
Certains utilisateurs irréductibles du mode 5250 ne s'intéressent pas à la version
Web. Pour ne pas les perturber, la version 5250 continue donc à vivre en parallèle
avec la version graphique. De toute façon, le basculement à terme de tous les
clients vers la version graphique est prévu.
Les impacts variés de la version modernisée
Disponible dès novembre 2010, la version modernisée a remporté un succès
immédiat avec 5 nouveaux clients en quelques semaines, après deux années
moroses. « Nous avons cassé la barrière de l'interface graphique », constate
David Meilhac : « l'objectif a été atteint et dépassé. » Mais l'impact interne a
également été important. « Nous avons découvert beaucoup d'aspects que nous
n'avions pas anticipés, comme une nouvelle manière de gérer les spoules »,
admet-il : « avec la version générée par PHL Web, nous pouvons les modifier,
les changer d'imprimante, les convertir en PDF à la volée. »
Mais cette nouvelle version a aussi provoqué d'autres chantiers : par exemple
toute la stratégie réseaux a dû être revue. Il a fallu établir une connexion VPN
permanente avec les clients pour prendre en compte la couche client mobile.
L'enrichissement des écrans a changé les méthodes de travail : les vendeurs
disposent désormais de fonctions plus unitaires, dans des écrans plus riches, où
les boutons ont remplacé les touches de fonction. Les formations se sont donc
adaptées.
Des réponses aux questions par le support client et le forum
Inévitablement, les utilisateurs ont remonté un certain nombre de problèmes.
Parmi ceux-ci, la compatibilité avec le navigateur Firefox ou le choix de polices
alternatives. PHL Soft a toujours réagi avec compétence et rapidité. « PHL Web
répond bien à ses promesses : il fonctionne exactement selon ses spécifications »,
se félicite David Meilhac. « Par ailleurs, le niveau de performance de la version
Web est bon. C'était indispensable pour les utilisateurs qui veulent aller vite et
ouvrent éventuellement deux sessions en parallèle ».
D'éditeur à éditeur, Sapeig et PHL Soft se comprennent car ils parlent le même
langage. Ils ont en commun le désir de réussir, de relever les défis, de répondre
aux demandes. Pour Sapeig, PHL Soft a réalisé des modifications dans le
convertisseur de PHL Web pour prendre en compte les particularités de l'application.
Une autre manière de se renseigner sur l'utilisation de PHL Web est de passer
par le forum de PHL Soft. David Meilhac est constamment connecté : « la
communauté des utilisateurs de PHL Soft est très active. On obtient souvent de
très bonnes réponses. Et il y a toujours quelqu'un à 4 h du matin ! »
La phase 3 du projet : basculement vers le tout Web
La troisième phase du projet va consister à mieux intégrer les écrans et à
basculer complètement en mode Web. Cela passera par un processus de réécriture.
L'idée est de remplacer des pages par des onglets, d'accéder aux données de
manière plus dynamique, plus adaptée au Web. L'application intégrera la technologie
Ajax, fera du filtrage en temps réel lors de la frappe, effectuera des recherches
plein texte dans les listes déroulantes sur des champs multiples.
L'accueil de la version modernisée a été bon. Mais la phase 2 n'est pas terminée :
des écrans récents cohabitent avec des écrans anciens non transformés, ce que
les clients acceptent bien. Avant d'entamer la phase 3, il faudra faire passer tous
les écrans en niveau 2. Le moment critique sera le remplacement de tous les
écrans 5250 par des écrans générés par PHL SDW. La phase 3 va probablement
impliquer certains clients dans une utilisation pilote. Puis un basculement total
s'opérera, ce qui demandera une conduite du changement approfondie. Ce gros
projet de R&D interne demandera du temps : il démarrera progressivement et se
prolongera jusqu'à la fin de 2012, voire le début de 2013.